Normes d'exercice pour les conseillers
Une version en ligne des Normes d'exercice est disponilbe comme ressource utile pour les conseillers. Une version imprimée est également disponible pour une somme modique de 10 $ (14 $ pour les non-membres). La version imprimée comprend le Code de déontologie, comme il s'aligne avec chaque norme d'exercice. Pour commander la version imprimée, veuillez soumettre une commande de publications.
Approuvé par le
Conseil d'administration de l'ACCP
Le 5 décembre, 2008
Les présentes Normes d'exercice ont été élaborées par l'Association canadienne de counseling et psychothérapie pour donner une orientation et des lignes directrices permettant à ses membres, et aux autres conseillers au Canada, de se conduire de façon professionnelle conformément au Code de déointologie de l'ACCP. Elles sont aussi destinées à servir les buts suivants :
Ces normes d'exercice traitent principalement de la conduite professionnelle des conseillers. Elles s'étendent cependant à leurs actions personnelles lorsqu'elles remettent en cause la confiance de la société en l'intégrité de la profession et suscitent un doute raisonnable quant à leur capacité d'exercer la profession de façon compétente et déontologique.
On trouvera partout insérées dans les Normes d'exercices pour les conseillers de brèves expressions qui résument un grand concept d'éthique, un principe déontologique, un concept de jurisprudence, et ainsi de suite. Ces insertions sont destinées à refléter une partie de la richesse et de la diversité des efforts passés et présents qui constituent la base morale et légale de notre code de conduite professionnelle.
Plusieurs des normes d'exercices sont de nature générique. Elles ne prévoient pas chaque situation de pratique et n'abordent pas tous les défis déontologiques auxquels les conseillers sont confrontés. L'élaboration de normes demeure donc nécessairement une responsabilité continue à laquelle tous les conseillers sont invités à contribuer. Malgré la valeur des présentes normes d'exercices, la responsabilité suprême d'agir moralement dépend de l'intégrité de chaque conseiller et de son engagement à le faire.
Responsabilité générale
Les conseillers maintiennent des normes de compétence professionnelle rigoureuses en portant attention à leur bien-être personnel, en participant à des activités de formation continue, et en soutenant le développement et la prestation de formation continue dans la profession.
Les conseillers investissent temps et efforts dans la compréhension du Code de déontologie et Normes d'exercice de l'ACCP, et évitent les ententes, milieux de travail, et autres circonstances dans lesquelles ils auraient à violer sciemment ces normes déontologiques. Dans les cadres de travail où les politiques violent ces normes déontologiques, les conseillers travaillent à enseigner aux employeurs leurs obligations éthiques et voient à apporter des changements positifs dans ces milieux.
Les conseillers devraient se familiariser avec la Charte canadienne des droits et libertés et, selon leur milieu de travail et le type de services offerts, les conseillers peuvent devoir se familiariser avec certaines des législations fédérales et provinciales suivantes, ou toutes ces législations :
Respect des droits
Les conseillers comprennent et respectent les droits et les libertés de ceux avec qui ils travaillent et d'autres personnes qui peuvent être privés de leurs droits par la pauvreté, l'injustice systémique, la guerre et d'autres pratiques discriminatoires inhumaines.
Les conseillers transmettent le respect pour la dignité humaine ainsi que les principes d'équité et de justice sociale, et se prononcent ou prennent des mesures appropriées contre les pratiques, politiques, lois et règlements qui causent directement ou indirectement du tort à d'autres ou qui violent leurs droits humains.
Les conseillers s'abstiennent de fournir des renseignements professionnels aux individus qui ont exprimé l'intention de les utiliser pour violer les droits humains d'autres personnes.
Les conseillers exercent de façon congruente avec les principes généraux de la Déclaration universelle des droits de l'Homme et de la Convention de l'ONU sur les Droits de l'enfant, dont le Canada est signataire.
Les conseillers respectent le processus approprié et suivent des procédures basées sur les principes de justice sociale et d'équité dans toutes leurs activités professionnelles, comme celles associées au counseling, à la consultation, à l'évaluation, au jugement, aux révisions par des pairs et aux autres types de révision.
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Une relation fiduciaire en est une fondée sur la confiance qu'une personne a dans l'intégrité et la fidélité d'une autre. Un fiduciaire a le devoir d'agir essentiellement au bénéfice du client dans le cadre de la relation d'aide et non dans son propre intérêt. Black's Law Dictionary (2004) |
Limites de la compétence
Les conseillers circonscrivent leurs services de counseling à des champs situés dans les limites de leur compétence en raison d'une éducation vérifiable, d'une formation, d'une expérience supervisée et d'autres expériences professionnelles appropriées.
Les conseillers qui veulent étendre leurs services professionnels garantissent leur compétence dans n'importe quel champ supplémentaire de compétence par de l'éducation ou de la formation supplémentaire vérifiable dans ce champ et ne livrent le service qu'après s'être assuré d'une supervision adéquate par des superviseurs ayant une compétence démontrable dans ce champ d'exercice. Les superviseurs devraient avoir un niveau de compétence élevé dans le champ de pratique, niveau qui soit certifié par un processus indépendant, par exemple une certification, un enregistrement ou l'octroi d'un permis.
Quand les conseillers font face à des clients dont les besoins dépassent leur compétence, ils les orientent vers des professionnels appropriés. Les conseillers fournissent le contact et l'appui approprié à leurs clients pendant toute période transitoire associée à leur orientation vers d'autres sources d'aide professionnelle.
Puisqu'une consultation avec d'autres professionnels est souvent nécessaire pour fournir les meilleurs services aux clients, les aidants peuvent consentir à collaborer avec chaque professionnel qui apporte sa contribution.
Handicap professionnel
Les conseillers devraient prendre des mesures pour limiter convenablement leurs responsabilités professionnelles quand leur état physique, mental ou personnel est tel que leur capacité à donner des services compétents à tous leurs clients ou à certains d'entre eux est diminuée. Dans de telles situations, les conseillers peuvent demander conseil et supervision, devoir limiter ou suspendre leurs services professionnels, ou y mettre fin.
Supervision et consultation
Tous les conseillers devraient obtenir de la supervision ou de la consultation pour leurs pratiques de counseling ; cela est particulièrement vrai à l'égard de doutes ou d'incertitudes qui peuvent se présenter dans l'exercice de leur profession.
Dans les milieux scolaires, les conseillers devraient prendre des mesures pour obtenir régulièrement des services de supervision ou de consultation avec d'autres conseillers dans leur école, ou dans leur commission ou conseil scolaire. Les conseillers travaillant dans d'autres organismes ou établissements ou en pratique privée devraient organiser leur surveillance avec des professionnels qualifiés en counseling (agréés ou autorisés).
Les conseillers ont l'obligation d'être adéquatement responsables de leur travail professionnel envers leurs employeurs. La supervision des conseillers devrait être accomplie par une personne qui n'a pas la charge d'évaluer leur travail (par exemple, une personne occupant un poste dans l'administration). Si une telle situation ne peut être évitée, le conseiller devrait alors lui aussi avoir accès à des sources indépendantes pour de la surveillance ou des consultations.
Quand les conseillers consultent dans un contexte professionnel, ils font tous les efforts pour le faire d'une façon qui protège l'identité du client. Si l'identité du client ne peut pas être protégée, alors il faut demander son consentement éclairé avant la consultation. Quand ils consultent, les conseillers font tous les efforts pour garantir que l'identité du client ne créera pas de problème de relation duelle pour la personne qu'ils consultent.
Les secrétaires ou commis de bureau, les supervisés et toutes les personnes qui travaillent avec les dossiers confidentiels des conseillers ont la même responsabilité qu'eux à l'égard de la confidentialité. Les conseillers doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir que la confidentialité du client est respectée et maintenue par ceux avec qui ils travaillent ou qu'ils consultent.
Présentation des qualifications professionnelles
Les conseillers devraient afficher leur désignation CCC ou tout autre désignation professionnelle réglementaire bien en vue à leur lieu de travail et placer leur Code de déontologie dans la salle d'attente de leur lieu de travail, ou l'afficher de telle manière à ce qu'il soit facilement vu par les utilisateurs de leurs services professionnels.
Les conseillers n'utiliseront pas l'adhésion à l'ACCP ni aucune autre adhésion professionnelle comme désignation sur les cartes de visite professionnelle, les plaques à la porte, dans les publicités, les annuaires, ni ne l'utiliseront d'autre façon destinée à annoncer leur service professionnel. En lieu et place, la désignation CCC pourra être utilisée à ces fins comme étant la seule désignation de l'ACCP. Cette distinction est requise parce que l'admission en tant que membre n'évalue pas les qualifications d'un membre à pratiquer le counseling, alors que le processus de certification le fait. Là où la certification ou le permis provincial existe, les conseillers peuvent aussi utiliser ces désignations pour annoncer leur service professionnel.
Quand les conseillers participent à des activités publiques, y compris des déclarations publiques, ils le font de manière à clarifier s'ils agissent à titre de citoyen privé, de membre d'une association particulière, ou de représentant de la profession de conseiller.
Les conseillers ne représenteront ni ne rehausseront faussement leurs qualifications, expériences ou réalisations professionnelles. Quand les conseillers se rendent compte d'un mauvais usage ou d'une représentation erronée de leur travail, ils prennent des mesures raisonnables afin d'apporter les correctifs nécessaires.
Les conseillers évitent de faire des déclarations publiques qui soient fausses ou trompeuses, ou qui induisent en erreur. Ils évitent aussi les déclarations qui pourraient facilement être mal comprises en vertu de ce qu'elles disent ou omettent de dire au sujet de leurs qualifications ou services professionnels.
Responsabilité à l'égard des conseillers et autre professionnels
Faire face à des comportements contraires à la déontologie
Quand les conseillers ont des raisons de croire qu'un autre conseiller agit de façon contraire à l'éthique, ils ont l'obligation de poser les gestes appropriés. En premier lieu, s'il convient de le faire, ils devraient approcher le conseiller en question afin de résoudre le problème. Les directives suivantes sont suggérées afin d'aider les conseillers quand ils ont de telles inquiétudes :
Responsabilité à l'égard des clients
Les conseillers agissent dans les meilleurs intérêts de leurs clients, et quand ils ont des raisons de croire que leur client a une plainte d'ordre déontologique concernant la conduite d'un membre de l'ACCP, ils remettent au client une copie des Procédures de l'ACCP pour traiter les plaintes relatives à des infractions à la déontologie, ou les dirigent à la page appropriée sur le site Internet de l'ACCP.
Les clients auront des niveaux de compréhension variables de leur rôle dans la procédure pour porter des plaintes d'ordre déontologique. Les conseillers devraient répondre à toutes les questions que les clients pourraient poser, et expliquer les procédures et processus que cela implique pour eux afin qu'ils comprennent clairement.
Les clients devraient comprendre qu'un membre de l'ACCP peut violer la confidentialité dans le but de se défendre devant le Comité de déontologie. Les conseillers peuvent soutenir les clients dans le processus de plaintes au besoin.
Harcèlement sexuel
Les conseillers ne tolèrent pas le harcèlement sexuel, et n'y souscrivent pas. Le harcèlement sexuel est défini comme étant des avances sexuelles non bienvenues, la sollicitation sexuelle, un attouchement ou tapotement inutile, des invitations compromettantes, le récit importun de plaisanteries sexuellement explicites, l'étalage de matériel sexuellement explicite, des commentaires sexuels suggestifs et tout autre comportement verbal et physique dirigé vers une personne par un individu qui sait ou doit raisonnablement savoir qu'un tel comportement est indésirable, offensant, ou qu'il contribue à créer un environnement de travail désagréable ou hostile.
Conscience de la diversité
Les conseillers devraient s'efforcer d'accroître leur compréhension de la diversité dans la société pluraliste qu'est le Canada. Cette compréhension devrait retenir l'attention des programmes d'éducation des conseillers et faire partie des expériences de formation continue. Une telle compréhension devrait être basée sur la connaissance de la diversité et des façons dont les différences basées sur des manières d'être, dont l'origine ethnique, la langue, le sexe, l'orientation sexuelle, la religion, et ainsi de suite, peuvent affecter les attitudes, les valeurs et le comportement.
Les conseillers devraient s'efforcer de comprendre la diversité des collectivités où ils travaillent et où résident leurs clients.
Prolongement des responsabilités en matière déontologique
Quand les conseillers sont confrontés à des demandes d'une organisation à laquelle ils sont affiliés ou d'un employeur qui entrent en conflit avec le Code de déontologie de l'ACCP, ils prennent des mesures pour clarifier la nature du conflit, affirmer leur engagement à l'égard du Code et dans la mesure du possible, ils travaillent à résoudre le conflit qui leur permettra d'adhérer à leur Code de déontologie (Voir aussi C2).
Les conseillers coopèrent aux enquêtes de déontologie découlant de plaintes portées contre eux et aux procédures appropriées qui y sont reliées. Le refus de coopérer peut être considéré en soi comme une violation de la déontologie. Toutefois, préparer une défense appropriée contre une plainte relative à la déontologie et tirer pleinement parti, pour ce faire, des occasions permises dans un processus de jugement ne constitue pas un refus de coopérer.
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Une plainte pour faute professionnelle devra respecter les conditions suivantes :
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Responsabilité première
Le fait que le présent article sur la déontologie soit le premier dans cette section sur les "relations de counseling" souligne l'importance que les conseillers respectent leur obligation première d'aider les clients. Les conseillers entrent dans un dialogue de collaboration avec leurs clients pour s'assurer de leur compréhension de plans de counseling conçus pour poursuivre des buts qui font partie de leur alliance thérapeutique. Les conseillers informent leurs clients de la raison et de la nature de tout service de counseling, d'évaluation, de formation ou d'éducation pour que les clients puissent exercer un choix éclairé en ce qui a trait à la participation.
Les plans de counseling et les progrès sont révisés avec les clients afin de déterminer s'ils sont toujours adaptés et efficaces.
La responsabilité première des conseillers incorpore la plupart des aspects des six principes de déontologie de l'ACCP :
Confidentialité
Les conseillers ont la responsabilité éthique fondamentale de prendre toutes les précautions raisonnables pour respecter et sauvegarder le droit de leurs clients à la confidentialité, et de protéger de toute divulgation inappropriée toute information générée au sein de la relation de counseling. Cette responsabilité s'étend à la divulgation du fait qu'un individu en particulier est ou non un client.
Cette exigence générale à l'égard des conseillers de conserver confidentielle toute information n'est pas absolue puisqu'une divulgation peut être requise dans les circonstances suivantes :
Les conseillers devraient discuter de confidentialité avec leurs clients et tout tiers payeur avant de débuter le counseling et, au besoin, en discuter les limites avec les clients tout au long du processus de counseling. Ils informent aussi les clients des limites de la confidentialité et de toute circonstance prévisible où l'information peut devoir être divulguée.
Les secrétaires ou commis de bureau, les supervisés, les équipes de traitement et toute autre personne travaillant avec le conseiller ont une responsabilité semblable à la sienne en matière de confidentialité. Les conseillers doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir que la confidentialité du client est respectée et maintenue par les autres personnes avec qui ils travaillent ou qu'ils consultent.
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La confidentialité appartient au client, et non au conseiller. |
Enfants et confidentialité
Les conseillers qui travaillent avec des enfants ont la difficile tâche de protéger le droit de mineurs à la vie privée tout en respectant le droit des parents ou des tuteurs à l'information. Les considérations suivantes peuvent aider les conseillers à résoudre de tels dilemmes :
Lorsque les conseillers croient que la divulgation d'information sur le counseling de l'enfant n'est pas dans son meilleur intérêt, les mesures suivantes peuvent aider :
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Au Canada, les juges appliquent habituellement les critères Wigmore pour déterminer si l'information obtenue confidentiellement devrait être divulguée au cours d'un procès. Les voici.
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Devoir de prévenir
Les conseillers ont le devoir d'user de diligence raisonnable lorsqu'ils prennent conscience de l'intention ou du potentiel de leur client de mettre autrui dans un danger clair ou imminent. Dans ces circonstances, ils donnent aux personnes menacées les avertissements essentiels pour éviter les dangers prévisibles.
En vertu de cette obligation déontologique, les conseillers devraient prendre des dispositions protectrices lorsque leurs clients posent un danger pour eux-mêmes ou pour autrui. Une fois que les conseillers ont des motifs raisonnables de croire à l'imminence d'un danger, ils utilisent les mesures les moins envahissantes possibles pour prévenir les dommages. Voici par exemple de quelle façon les conseillers peuvent intervenir dans le cas des clients suicidaires :
Lorsque les conseillers croient que leurs clients peuvent faire du mal à une personne identifiable, ils devraient prendre des mesures pour l'avertir d'un danger potentiel. Selon les circonstances, les conseillers sont justifiés de prendre l'une des mesures suivantes :
Les conseillers devraient consulter des collègues lorsqu'ils prennent de telles décisions, et peuvent devoir demander un avis juridique.
Les conseillers sont justifiés de violer la confidentialité dans le cas de clients qui ont le VIH et dont le comportement présente un risque pour autrui. Toutefois, les conseillers devraient déployer tous leurs efforts pour encourager ces clients à prendre la responsabilité d'informer leurs partenaires sexuels, ou ceux avec lesquels ils partagent leurs aiguilles, de leur état. Avec la permission éclairée du client, les conseillers devraient communiquer avec son médecin, demander conseil à un autre conseiller et, au besoin, demander un avis juridique.
Lorsqu'ils traitent avec des clients susceptibles de se faire du mal ou d'en faire à autrui, les conseillers sont guidés par les mesures suivantes:
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« Le privilège protecteur prend fin lorsque le danger public commence. » " Tarasoff v. Regents of the University of California, 1974 |
Consentement éclairé
Le consentement éclairé est essentiel si le conseiller veut respecter le droit du client à l'autodétermination. Ce consentement doit être donné volontairement, en connaissance de cause, et intelligemment.
Volontairement signifie que le consentement à participer au counseling, à l'évaluation, à la recherche ou à tout autre service professionnel donné par un conseiller doit être accordé librement, sans pression, ni coercition, ni incitatif puissant pour ce faire.
En connaissance de cause signifie que les conseiller doivent complètement divulguer aux clients l'information pertinente, pour que les clients soient au courant de ce à quoi on leur demande de consentir. Cela comprend la divulgation du type d'information qu'il faudra peut-être rapporter à une tierce partie. L'information doit être communiquée aux clients d'une façon qui tient compte de leurs besoins culturels et linguistiques.
Intelligemment signifie que les clients ont la capacité de comprendre suffisamment les conditions du consentement pour prendre une décision éclairée. Les conseillers ne devraient pas méprendre un silence pour un consentement.
Les conseillers devraient respecter le droit d'un client à changer d'idée et à retirer un consentement éclairé.
Les conseillers devraient respecter l'expression du désir de prendre conseil en matière de décision de consentement éclairé.
S'il ne convient pas d'utiliser un formulaire de consentement éclairé à cause de considérations se rapportant à la culture, au degré d'alphabétisation ou à une incapacité, ou pour toute autre raison légitime, les conseillers devraient noter la réponse donnée verbalement au processus de consentement éclairé et documenter les raisons pour lesquelles elle n'est pas donnée par écrit.
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Lorsque les conseillers sont persuadés qu'ils doivent violer la confidentialité sans disposer du bénéfice du consentement éclairé, ils peuvent être protégés de l'imputabilité en vertu de la « Théorie de l'immunité conditionnelle ». Cette théorie exige que les conditions suivantes soient remplies :
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Le toucher en counseling
Les conseillers devraient toujours avoir présente à l'esprit dans leur counseling la notion de « dépassement des limites » et être conscients de son potentiel d'avantage et de tort pour le client. Une telle vigilance est tout particulièrement requise lorsqu'il y a un contact physique entre le conseiller et le client.
Bien que le toucher humain puisse être une expérience normale et nourricière, au cours du counseling il doit être considéré en tenant compte des intentions du conseiller, du point de vue du client et de facteurs tels que l'âge, les différences homme-femme, et les expériences culturelles et personnelles du client au regard du toucher.
Les lignes directrices suivantes peuvent aider les conseillers à voir le toucher d'un point de vue thérapeutique et de celui du client :
Lorsque le toucher fait partie intégrante d'une approche ou d'une technique thérapeutique, les clients sont informés de sa nature et de l'intention visée avant le toucher thérapeutique et on leur en remet le contrôle de façon appropriée.
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Mineur mature Il existe toutefois dans la common law canadienne un corpus suffisant qui énonce assez clairement que peu importe l'âge, un mineur peut consentir ou non à un traitement médical s'il ou elle est en mesure d'en saisir la nature et l'objet, et les conséquences du consentement ou du refus de consentement. Peter Browne, avocat, 2002
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Enfants et personnes aux capacités réduites
Un petit nombre d'adultes ayant des handicaps de développement, des maladies graves, des blessures sérieuses ou d'autres conditions débilitantes peuvent être déclarés inaptes par la Cour. Chaque province ou territoire a une législation qui pourvoit aux conditions et procédures d'une telle détermination. Dans les cas de counseling de ces personnes, les conseillers devraient demander un consentement éclairé auprès du tuteur légal.
Les parents ou les tuteurs d'enfants plus jeunes ont légalement l'autorité de consentir en leur nom. Toutefois, le droit parental de consentir diminue et peut même prendre fin à mesure que l'enfant grandit et acquiert une compréhension et une intelligence suffisantes pour comprendre complètement les conditions du consentement éclairé. Les conseillers devraient veiller à se tenir au courant de leurs obligations réglementaires en matière de droits des enfants, y compris le droit de ces derniers à la vie privée et à une autodétermination correspondant à leurs capacités, et eu égard à leurs meilleurs intérêts.
Une tierce partie, par exemple la Cour, peut exiger des clients qu'ils reçoivent du counseling ou qu'ils soient évalués par un conseiller. Dans de telles circonstances, les conseillers devraient clarifier leurs obligations, informer les clients du type d'information qu'attend la tierce partie et souligner les conséquences, s'il y en a, d'une non conformité.
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Les changements suivants se produisent dans l'environnement juridique au Canada : « Un passage des principes paternalistes à des principes basés sur les droits en matière d'éducation et de traitement. » « Une reconnaissance que les jeunes, les malades mentaux et les personnes âgées qui sont sains d'esprit peuvent prendre leurs propres décisions en matière de santé et de soins, indépendamment des autres. » R. Soloman |
Tenue de dossiers
Les dossiers de counseling que tiendront les conseillers contiendront au minimum l'information suivante :
Les conseillers ne laissent pas de dossier sur leur bureau, leur écran d'ordinateur, dans des fichiers informatiques ou dans tout média ou endroit où ils peuvent être lus par autrui sans permission.
Dans les écoles, la gestion des dossiers est habituellement réglementée par des politiques de la commission ou du conseil scolaire. Ces politiques peuvent découler de politiques des ministères provinciaux de l'éducation, et avoir été élaborées pour respecter les lois provinciales sur la liberté de l'information, le respect de la vie privée et l'information sur la santé des personnes. Les notes de counseling ne devraient pas être conservées dans le dossier scolaire de l'étudiant, mais dans un classeur sécurisé situé dans le bureau du conseiller. Toutefois, certaines informations acquises par les conseillers, telles que les résultats d'évaluations en psychoéducation, peuvent être placées dans le dossier de l'élève lorsqu'elles ont été utilisées pour informer des décisions sur le programme d'études de l'étudiant. Elles sont ensuite présentées de façon à minimiser les incompréhensions par autrui. Les orienteurs scolaires devraient travailler à ce que les politiques et les procédures scolaires soient claires en ces matières et participer à leur formulation chaque fois que la chose est possible.
Les conseillers devraient connaître toute loi locale et politique du lieu de travail liée au maintien, à la sécurité et à la préservation des dossiers. Lorsqu'il existe des conflits entre les règlements institutionnels ou les politiques et pratiques au lieu de travail et le Code de déontologie de l'ACCP et les présentes Normes d'exercice, les conseillers utilisent leur éducation et leurs compétences pour découvrir et apaiser les inquiétudes pertinentes d'une façon qui respecte tant la loi qu'une pratique professionnelle éthique. Au besoin, ils peuvent communiquer avec leur association provinciale de counseling ou avec le Comité de déontologie de l'ACCP pour de l'aide.
Les dossiers peuvent être tenus sous forme écrite, enregistrée ou informatisée, ou tout autre médium, pourvu que leur utilité, leur confidentialité, leur sécurité et leur préservation soient assurés, et ils ne peuvent être altérés sans détection.
Les conseillers assureront la sécurité et la préservation des dossiers des clients qu'ils ont la charge de tenir et ceux de leurs supervisés pendant sept ans à compter de la date du dernier service donné, et dans le cas des enfants, pendant sept ans après qu'ils ont atteint l'âge de leur majorité. De plus, les conseillers ont la responsabilité de respecter toute politique locale sur la conservation des dossiers qui pourrait aller au-delà de cette période.
Les conseillers pourvoiront à la préservation de leurs dossiers de counseling après leur décès ou à leur retraite. Dans certains milieux de travail, il peut exister des dispositions éthiquement et légalement appropriées pour conserver les dossiers. En pratique privée en particulier, les dossiers peuvent être transférés à un autre conseiller, et les clients dûment informés de la chose, ou bien les clients peuvent prendre possession de leurs dossiers.
Lorsque les conseillers jettent les dossiers, ils le font de façon à préserver la confidentialité et à respecter tout règlement ou politique locale. Toutefois, les conseillers ne détruisent jamais de dossiers ou de notes de counseling après avoir reçu un ordre de cour ou lorsqu'ils s'attendent à en recevoir un. Un tel geste pourrait être considéré comme une obstruction à la justice, et entraîner un outrage au tribunal.
Les conseillers préservent la confidentialité de l'information que contiennent les dossiers de counseling, mais ne tiennent jamais de dossiers secrets.
Les conseillers ne contresignent des notes que si la politique ou le règlement l'oblige. Lorsque les conseillers ne font que réviser les notes d'une autre personne, la contresignature devrait se lire : "conseiller-stagiaire de Jean Untel / entrée révisée par Jeanne Unetelle". Les conseillers ne devraient contresigner des notes sans réserve que s'ils ont pleinement participé à l'activité rapportée.
Les conseillers qui travaillent avec une équipe multidisciplinaire utilisant un système de dossiers communs font toujours preuve de prudence qui convient lorsqu'ils placent de l'information dans de tels dossiers. Ils prennent des mesures pour s'assurer que leurs rapports et leurs recommandations sont compris par les collègues des autres disciplines. En particulier, s'il y a un risque que les observations professionnelles, les résultats de tests et d'autres informations personnelles puissent être mal compris, et ainsi causer un préjudice aux clients, ces informations ne devraient pas être inscrites dans le dossier commun. En outre, les conseillers ne participent à la tenue d'un dossier commun que s'ils ont l'assurance que les normes de confidentialité, de sécurité et de préservation sont maintenues.
Les secrétaires ou les commis de bureau, les supervisés et toute autre personne travaillant avec les dossiers confidentiels d'un conseiller ont une responsabilité semblable à la sienne en matière de confidentialité. Le conseiller doit prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir que la confidentialité du client est respectée et maintenue par ceux avec qui il travaille et qu'il consulte.
Voici des lignes directrices pour la tenue de dossiers à l'intention des conseillers :
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Le droit de l'accusé de présenter une réponse et une défense de lenteur d'esprit est un principe de base en justice fondamentale, mais cela ne lui donne pas automatiquement accès à l'information que contiennent les dossiers confidentiels des plaignants et des témoins... R. v. Mills, Cour suprême du Canada, 1999 |
Accès aux dossiers
Les clients ont normalement le droit d'avoir un accès complet à leur dossier de counseling. Le conseiller a toutefois la responsabilité de veiller à ce qu'un tel accès soit géré de façon opportune et ordonnée.
Chaque fois que la chose est possible, les conseillers devraient conserver l'original du dossier mais, sur demande, les clients et les autres personnes ayant consenti de façon éclairée devraient recevoir une copie de bonne qualité du contenu pertinent.
Si les dossiers sont divulgués, toute information relative à une tierce partie devrait être retenue à moins que permission ait été donnée ou jusqu'à ce qu'un consentement éclairé ait été obtenu directement de la source.
Les parents ou les autres tuteurs légaux ont un droit d'accès, sur demande officielle, au dossier de counseling de leur enfant mineur. Ce droit n'est toutefois pas absolu, et toute demande du genre devrait être gérée en fonction du « besoin de savoir » et d'un jugement sur ce qui est dans le meilleur intérêt de l'enfant en considérant la nature de l'information, l'âge du mineur et sa capacité à donner un consentement éclairé.
Les orienteurs scolaires devraient déployer tous les efforts nécessaires pour qu'il y ait une procédure au niveau de l'école pour évaluer toute demande d'accès aux dossiers de counseling de la part des parents ou des tuteurs.
Notons les exceptions suivantes possibles à l'accès complet des clients à leur dossier :
Quoi qu'il en soit, les conseillers devraient savoir que tout refus d'une demande de divulgation valide peut être contestée et ultimement accordée en Cour ou par un arbitre dont l'autorité peut découler d'une législation provinciale sur la liberté de l'information ou la protection de la vie privée.
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« Autrement dit, il faudrait traiter le droit des étudiants en fonction de la pleine protection de la Charte, tout en se rappelant que certaines questions ayant trait aux enfants, à leurs soins et à leur éducation, subissent des restrictions qui ne seraient pas requises pour les adultes. Ces restrictions ont rapport aux compétences d'enfants mûrs et informés et ne doivent pas se fonder sur un âge bien défini ou sur les présomptions d'éducateurs. Stuart Whitley, |
Dualité de rôles dans la relation d'aide
Il y a relation duelle ou multiple lorsque les conseillers, simultanément ou consécutivement, ont une ou plusieurs relations avec un client en plus de la relation de counseling. Les conseillers reconnaissent que de telles relations multiples peuvent avoir un effet négatif sur leur objectivité et compromettre la qualité de leurs services professionnels. Ils comprennent que le potentiel de préjudice augmente en proportion de la divergence des attentes de ces multiples rôles. La différence de statut et de pouvoir entre le conseiller et le client peut être affectée en présence de relations duelles ou multiples.
Chaque fois qu'il est possible, les conseillers évitent d'entrer dans des relations sociales, financières, d'affaires ou autres avec des clients anciens ou actuels, qui sont susceptibles de placer le client ou le conseiller en conflit d'intérêt ou de compromettre la relation de counseling.
Les conseillers déploient tous les efforts nécessaires pour éviter d'entrer dans des relations de counseling avec des individus avec qui ils ont eu une relation précédente qui pourrait altérer leur jugement professionnel ou prêter le flanc à une exploitation du client.
Les conseillers n'utilisent pas l'information obtenue au cours du counseling de leurs clients ou de leur relation avec eux pour obtenir un avantage ou des bénéfices matériels. Les conseillers ne se comportent pas non plus d'une façon qui pourrait exploiter les clients.
Les conseillers devraient éviter d'accepter de leurs clients des cadeaux ayant plus qu'une valeur symbolique, et n'incitent pas leurs clients à faire des dons à des organisations ou à des causes dans lesquelles le conseiller a un intérêt personnel.
Dans les collectivités rurales et dans certains autres contextes de travail, il peut être impossible ou déraisonnable pour les conseillers d'éviter des contacts sociaux ou non professionnels avec des clients, des étudiants, des supervisés ou des participants à la recherche. Les conseillers devraient gérer de telles circonstances avec diligence pour éviter la confusion au nom de ces personnes et pour éviter les conflits d'intérêt.
Les conseillers devraient prendre l'habitude de discuter avec leurs clients de la façon dont ils ont l'intention de réagir à eux s'ils se rencontrent à l'extérieur du milieu de counseling et de leur intention d'éviter, dans de telles circonstances, un comportement susceptible de mettre le client dans l'embarras ou d'attirer par inadvertance l'attention sur leur état de client ou sur les problèmes soulevés en counseling.
Lorsqu'un conseiller se rend compte qu'une relation multiple existe avec un client ou qu'il y a conflit d'intérêt, il prendra des mesures pour régler la situation dans le meilleur intérêt du client et d'une manière conforme aux principes déontologiques du Code de déontologie de l'ACCP.
Lorsque les conseillers se rendent compte qu'on s'attend à ce qu'ils jouent des rôles possiblement conflictuels, ou qu'on le demande, par exemple lorsqu'un participant à un counseling de groupe, conjugal ou familial demande à rencontrer le conseiller en privé, ou lorsqu'il prévoit qu'une demande de la Cour compromettra le counseling, le conseiller entreprend de clarifier les rôles, et même de se retirer de ces rôles au besoin.
Lorsque les conseillers travaillent avec des individus en relation l'un avec l'autre, par exemple des parents et des enfants, ou des partenaires adultes, ils prendront l'initiative de préciser qui sont les clients et les rôles attendus dans les relations avec chacune des personnes, et de clarifier l'utilisation prévue de toute information qui peut être générée.
Les conseillers devraient consulter lorsqu'ils ne sont pas sûrs de la convenance d'une relation duelle ou multiple avec un client. Ils devraient se rappeler que si une telle relation est justifiée, elle devrait ne rien avoir à craindre d'un examen par les pairs, le cas échéant.
Respect de la diversité
Les conseillers s'efforcent de mieux comprendre leur propre vision du monde et de mesurer à quel point leurs expériences culturelles et de vie influencent leurs valeurs, leurs croyances et leurs comportements, y compris tout préjugé et toute attitude stéréotypée.
Les conseillers recherchent des expériences d'éducation, de formation et d'autres qui augmenteront leur compétence à travailler avec des clients ayant des expériences culturelles et de vie différentes de la leur.
Les conseillers s'efforcent de comprendre l'influence de facteurs tels que le sexe, l'ethnie, la culture et les conditions socio-économiques sur le développement personnel, les choix de carrière, les comportements de recherche d'aide et les attitudes et croyances concernant les problèmes de santé mentale et les interventions visant à aider.
Les conseillers s'efforcent de comprendre et de respecter les pratiques d'aide des peuples autochtones, ainsi que les systèmes et les ressources d'aide des collectivités minoritaires.
Les conseillers sont au fait des obstacles qui peuvent empêcher des membres des groupes minoritaires de chercher des services de santé mentale ou d'y avoir accès.
Les conseillers ont conscience des croyances religieuses et spirituelles de leurs clients, en tiennent compte et les incorporent au langage qu'ils utilisent dans le counseling de ces clients.
Les conseillers ont conscience des partis pris culturels inhérents à certains outils et à certaines procédures d'évaluation, en particulier ceux associés à certaines pratiques de counseling, et en usent avec prudence.
L'emplacement géopolitique de leur pratique peut exiger qu'ils consacrent des efforts et du temps supplémentaire à l'acquisition de plus grandes connaissances pour satisfaire de façon convenable les besoins particuliers de leur clientèle.
Consultation avec d'autres professionnels
Les conseillers s'efforcent de ne consulter que des professionnels qu'ils estiment compétents et dignes de confiance.
Lorsqu'ils consultent en rapport avec leurs clients, les conseillers protègent si possible leur identité et limitent la communication d'information au niveau nécessaire pour faciliter la consultation.
Lorsque les conseillers doivent divulguer l'identité d'un client à propos duquel ils consultent, ils obtiennent par écrit du client un consentement éclairé limité dans le temps.
Les conseillers évitent de se consulter l'un l'autre à propos d'un client s'ils ont des motifs de croire ou de soupçonner que l'autre a, a eu ou a pu avoir avec le client une relation directe ou indirecte, de sorte que la divulgation de l'identité du client placerait cette autre personne en conflit d'intérêt ou dans une relation duelle problématique.
Les conseillers qui consultent dans l'intérêt de leurs clients demeurent néanmoins responsables de toute décision prise en se basant sur ces consultations.
Relations avec des clients antérieurs
Lorsque les clients mettent fin à leurs séances de counseling, les conseillers demeurent responsables de veiller à ce que toute relation future ne comprenant pas du counseling, qu'il s'agisse d'amitié, de relations sociales ou de relations d'affaires, soit libre de tout écart de pouvoir ou autre encombrement. Les conseillers usent de prudence lorsqu'ils entrent dans de telles relations avec d'anciens clients et évaluent si les problèmes et la dynamique de la relation qui existaient au cours du counseling ont été pleinement résolus et terminés de façon adéquate.
Les conseillers n'utilisent pas de connaissances acquises au cours d'une relation de counseling antérieure pour reprendre contact, et les intentions d'une telle relation ne doivent pas tirer leur source de la relation de counseling. En ces matières, les conseillers devraient toujours consulter et assumer le fardeau de s'assurer qu'une telle relation est correcte au plan déontologique.
Intimité sexuelle
L'ACCP et toutes les organisations associées ont un interdit éthique à l'égard des relations sexuelles avec les clients. Il ne convient jamais de sexualiser la relation conseiller-client, peu importe le comportement du client, l'idéologie ou le système de croyances personnelles invoqué pour justifier un tel comportement. Cet interdit signifie aussi que les conseillers s'abstiennent de conseiller des individus avec qui ils ont eu des relations intimes. Cela s'applique aux anciens clients, à moins de satisfaire à certaines conditions précises.
Il est interdit aux conseillers d'avoir une intimité sexuelle avec des anciens clients même trois ans après la fin du counseling, à moins que :
Les conseillers qui établissent des relations intimes avec d'anciens clients trois ans après la fin du counseling ont la responsabilité de démontrer qu'il n'y a eu aucune exploitation et qu'ils n'ont pas profité de la relation de counseling antérieure. Dans de telles circonstances, les conseillers devraient toujours consulter et s'assurer que ce n'est pas le cas.
Les conseillers comprennent que la réaction d'un client au toucher et à des références à des questions d'ordre sexuel peut être influencée par son sexe, son contexte culturel et religieux ainsi que par ses propres antécédents sexuels, y compris toute expérience sexuelle traumatisante.
Les lignes directrices suivantes aident les conseillers à éviter d'enfreindre les limites en matière d'affaires intimes et sexuelles dans leur counseling :
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La violation des limites relationnelles est une action qui tue le cœur même de la relation entre un professionnel et son client. Cela arrive lorsque le professionnel abuse de la relation pour combler son besoin au détriment de son client. En modifiant ce principe fondamental, on détruit l'engagement, modifiant la base même qui oblige les professionnels à combler les besoins du client en premier. En fait, toutes ces limites dans les relations entre le professionnel et le client visent à protéger cet engagement. Peterson, M.R., 1992, p.75 |
Clients multiples : counseling de couple, de famille et de groupe
Les conseillers sont conscients des enjeux déontologiques particuliers liés au counseling de plusieurs personnes, tel que counseling de couple, de famille et de groupe. Par exemple, les individus continuent d'avoir leurs propres droits et responsabilités, y compris le droit d'avoir accès aux dossiers de counseling générés par ces services de counseling.
Les clients devraient comprendre les limites de la confidentialité et y consentir avant de participer à ces services. Lorsque des clients appartenant à des groupes, des couples ou des familles sont vus par le conseiller sur une base individuelle, à part des séances conjointes, ces séances devraient être traitées comme étant confidentielles à moins qu'on consente à ce que la communication puisse être partagée avec l'autre partenaire, ou les autres membres de la famille ou du groupe.
Lorsque les conseillers commencent du counseling avec plusieurs personnes, ils exposent clairement les objectifs, la nature de ce type particulier de service de counseling et abordent les questions du consentement éclairé et des limites particulières de la confidentialité. Les conseillers expliquent et font valoir les principes et la pratique de la confidentialité, mais en dernière analyse, ils ne peuvent garantir que leur propre engagement à cet égard.
Lorsqu'ils sont engagés dans du counseling avec plusieurs personnes, les conseillers déploient tous les efforts possibles pour éviter d'avoir des contacts privés et confidentiels avec des individus appartenant à un couple, une famille ou un groupe en counseling. De tels efforts minimisent le potentiel de parti pris, de communication de secrets du client, de triangulation et des autres enjeux liés à un accès individuel au conseiller. Les conseillers ne doivent pas entrer dans des relations de counseling multiples si leur efficacité et leur objectivité sont compromises.
Le conseiller peut refuser un client en counseling de couple ou familial si la relation de counseling individuel a à ce point progressé qu'il est vraisemblable que le conseiller ait un parti pris en faveur du client, ou qu'il soit perçu par autrui comme en ayant un.
Aide de la part d'un autre conseiller
Il est souvent nécessaire de collaborer avec d'autres professionnels et de les consulter pour mieux répondre aux besoins des clients. Voici une liste de partenaires professionnels qu'on rencontre couramment :
Puiser aux compétences, aux perspectives et aux valeurs d'autres aidants professionnels améliore les services aux clients et donne l'occasion de livrer un service "englobant" aux clients particulièrement vulnérables.
Tel qu'indiqué dans cet article sur la déontologie, il est d'une importance vitale que les conseillers qui travaillent avec un même client discutent des problèmes liés aux aidants multiples. Lorsqu'un client a plus d'un conseiller, il est de la responsabilité de chaque conseiller de discuter de ce problème avec le client et le ou les autres aidants. Les aidants peuvent convenir de collaborer dans l'intérêt du client, chacun apportant ses compétences pour répondre à des aspects différents ou complémentaires des besoins du client. Si un des conseillers ne veut pas qu'un autre conseiller travaille avec un client en particulier, le client pourrait devoir choisir quel conseiller il cesse de consulter.
Travail de groupe
En plus des responsabilités énumérées à l'article B15 de la déontologie, les conseillers qui participent à du travail en groupe doivent, avant le début de la première séance, s'assurer que tous les membres du groupe comprennent les aspects supplémentaires du travail de counseling en groupe et y consentent. Les conseillers discutent d'aspects de travail en groupe pour :
Utilisation d'un ordinateur
L'augmentation de l'utilisation de la technologie en counseling, en particulier l'utilisation du télécounseling et le counseling par Internet, a amené des associations de counseling du monde entier à définir plusieurs normes d'exercice pour cette modalité de service. Le National Board of Counselor Certification (NBCC) souligne plusieurs normes d'exercice importantes, dont :
Le site Internet du conseiller qui pratique par Internet devrait aussi fournir des hyperliens au site Internet de l'ACCP pour faciliter la protection du consommateur. La protection du client dans les domaines de la confidentialité, du consentement éclairé et de tout dommage potentiel assume une fonction plus importante lorsque le client ne reçoit pas de services en personne. Les conseillers veillent à considérer et à résoudre les risques potentiels liés à l'accès et au fonctionnement de la technologie, par exemple l'enregistrement non autorisé de séances en groupe au moyen d'appareils et de plateformes accessoires tels que la webcam, les blogues, les baladodiffusions ou le téléchargement de vidéos.
De plus amples renseignements liés à des considérations particulières sur la prestation de services de counseling par Internet sont présentés dans la prochaine section.
Services de counseling par téléphone, par conférence téléphonique ou par internet
Les conseillers reconnaissent que leur engagement à respecter leur code de déontologie n'est pas diminué lorsqu'ils utilisent les technologies électroniques et de communication pour fournir des services de counseling et autres services professionnels.
Les conseillers qui fournissent des services par ces moyens s'efforcent de suivre les capacités émergentes des diverses technologies de communication pour améliorer la sécurité de la communication, et de se tenir au courant des changements aux normes professionnelles conçues pour structurer leur pratique.
Les conseillers reconnaissent que les technologies de la communication créent ou peuvent créer des dossiers ou des enregistrements qui doivent être traités avec soin pour éviter les violations de confidentialité. Ces enregistrements peuvent constituer une composante mot pour mot du dossier confidentiel de counseling qui soit différente de celle générée par le counseling en personne.
Les conseillers restreignent les conversations avec les clients et le counseling par téléphone aux endroits où ils peuvent assurer la confidentialité du client. Ils prennent aussi des mesures pour protéger la confidentialité du client lorsqu'ils reçoivent et envoient des messages vocaux et des télécopies.
Les conseillers sont conscients que le client peut les enregistrer lorsqu'ils sont engagés dans une communication téléphonique ou par vidéo avec lui, et qu'il existe un potentiel d'enregistrement et de surveillance par des personnes non autorisées.
Les conseillers adoptent des mesures pour s'assurer qu'ils fournissent un counseling par Internet seulement dans les territoires où ils se conforment aux exigences réglementaires qui y existent.
Les conseillers ne fournissent du counseling par Internet que par l'intermédiaire de sites sécurisés et au moyen de courriels ayant un chiffrage conçu pour prévenir les violations de confidentialité et éviter l'accès par des personnes non autorisées.
Les conseillers peuvent fournir de l'information sur leurs services de counseling par Internet à partir de sites sécurisés ou non si l'information est limitée à des sujets généraux tels que la nature de leurs services Internet, les types de problématiques client qui peuvent être abordées de cette façon, les ressources de tierces parties, de l'information sur l'orientation, les normes d'exercice pour ces services, et ainsi de suite.
Les conseillers utilisent un processus approprié de collecte de données pour déterminer l'aptitude du client au counseling par Internet, et lui fournissent une orientation et un coaching sur des sujets tels que :
Les conseillers utilisent des caractéristiques telles que des mots, des chiffres ou des codes graphiques lorsqu'ils souhaitent vérifier l'identité d'un client.
Les conseillers renseignent les clients qu'ils conseillent par Internet sur les protocoles à suivre en cas de panne de la technologie ou autres interruptions des services Internet, y compris des moyens de contact de rechange, par exemple en indiquant des numéros de téléphone où on peut les joindre.
Les conseillers collaborent avec les clients qu'ils conseillent par Internet pour trouver des professionnels locaux appropriés qui pourraient les aider en cas d'urgence et pour déterminer quelles sont les lignes téléphoniques de crise et autres ressources d'urgence.
Lorsque les conseillers fournissent des services par Internet, ils sont conscients qu'il n'est pas encore clair, au regard de la loi et des organismes de régulation, dans quel territoire ces services se déroulent, celui du client, celui du conseiller ou les deux, et quelles lois s'appliquent au conseiller par Internet en matière de rapport de maltraitance, de l'âge de la majorité, et ainsi de suite.
Référence à un autre professionnel
Les conseillers font un effort pour se mettre au courant des ressources communautaires et pour créer et maintenir avec les professionnels en santé mentale et autres dans leur collectivité des relations suffisantes pour orienter les clients le cas échéant.
Lorsque les conseillers payent les services d'un autre professionnel, reçoivent de l'argent ou partagent des honoraires avec un autre professionnel, sauf dans une relation employeur-employé, la rémunération est pour les services rendus (par exemple le counseling, l'évaluation, la consultation), et n'est jamais un avantage financier de l'orientation elle-même.
Fin de la relation de counseling
Les conseillers doivent s'efforcer de protéger les meilleurs intérêts des clients lorsque les services aux clients doivent être interrompus ou terminés prématurément.
Les conseillers prévoient l'étape de la fin dans leur relation de counseling et donnent à leurs clients des occasions opportunes de faire face à la fin du counseling et aux enjeux associés de perte ou de séparation.
Lorsque les conseillers décident qu'ils doivent terminer prématurément une relation de counseling, ils déploient tous les efforts pour éviter d'abandonner le client en lui donnant un préavis suffisant, s'ils en ont un tant soit peu la possibilité, en discutant avec lui des raisons de la décision, en l'aidant à chercher un autre conseiller et en fournissant des coordonnées en cas d'urgence.
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L'interruption naturelle du counselling n'est pas une fin en soi. Ce n'est que le début. Cela donne l'occasion au conseiller et au client de mesurer les réalisations et de reconnaître le rôle du client dans son processus de changement, qui continuera même si la relation de counselling est arrêtée. Lorsqu'une interruption de counselling arrive prématurément, le conseiller a l'occasion d'aider le client dans la poursuite des étapes suivantes, qu'il s'agisse d'une transition vers un nouveau conseiller, une nouvelle thérapie, un lieu différent, ou encore d'accepter les conséquences naturelles de leurs propres actions, ou d'autres circonstances de la vie. |
Responsabilité générale
Lorsque les conseillers reçoivent d'un tiers une demande de service pour un individu, une organisation ou une autre entité, ils se chargent avant tout de clarifier les attentes et la nature de leur rôle, la relation avec chaque partie, les usages possibles de toute information collectée, et toutes les limites de la confidentialité. Plus spécifiquement, les consultants et les conseillers doivent :
Responsabilité et obligation accrues
Les conseillers en pratique privée, que leur entreprise soit constituée en personne morale ou non, doivent s'assurer que rien n'atténue leur responsabilité professionnelle individuelle d'agir conformément au Code de déontologie de l'ACCP, ni leur responsabilité en cas de manquement à cet égard.
Actuellement, en 2008, la plupart des provinces canadiennes n'ont pas de législation permettant aux conseillers de s'incorporer. Les membres de l'ACCP qui veulent établir des bureaux de pratique privée, incorporés ou non, et ceux qui travaillent dans de tels bureaux devraient :
Publicité conforme
Les conseillers doivent faire preuve d'honnêteté et d'exactitude dans leur publicité et dans leurs déclarations publiques. Les conseillers ne font pas d'affirmations trompeuses en ce qui concerne leur(s) :
En plus de l'attention particulière à l'exactitude dans sa publicité, le conseiller devrait adhérer aux normes supplémentaires se rapportant à la publicité :
Relation de consultation
Les relations de consultation sont volontaires, et les objectifs, les aspects de la relation, les pratiques habituelles et les limites de la confidentialité devraient être discutés. Les consultants doivent prêter une attention toute particulière aux facteurs suivants qui influencent les relations de consultation :
Consentement éclairé
Les conseillers devraient donner des informations verbales et écrites sur les obligations, responsabilités et droits des conseillers et des personnes qui consultent. Ces informations devraient inclure :
Respect de la vie privée
Les conseillers respectent l'intimité des clients en limitant toute discussion des renseignements sur le client obtenus d'une relation de consultation aux individus qui sont clairement et actuellement impliqués dans le cas. Toute donnée, écrite ou orale, est limitée à l'objectif de la consultation. Tous les efforts sont faits afin de protéger l'identité du client et d'éviter une invasion excessive de l'intimité. Les conseillers devraient :
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La confidentialité est un concept éthique. Il impose la responsabilité professionnelle de ne pas divulguer d'informations obtenues lors d'une relation de counseling à moins de circonstances exceptionnelles, y compris les exigences légales. La communication privilégiée, par ailleurs, est un concept juridique. Il protège en toute circonstance contre la divulgation forcée, y compris les procédures légales. La seule communication légalement privilégiée au Canada est celle entre un avocat et son client. |
Conflit d'intérêts
Des conflits d'intérêts peuvent survenir quand il y a des intentions cachées ou une relation duelle. La consultation ne peut se faire que sur une base volontaire, et les objectifs de la consultation doivent être très bien compris par toutes les parties concernées. Les problèmes potentiels découlant de conflits d'intérêts peuvent être évités en donnant des explications détaillées sur les objectifs, le consentement éclairé, les limites de la confidentialité et les usages de l'information. Les conseillers ne s'engagent pas dans des consultations où il y a dualité des relations ou quand la possession antérieure d'informations risque d'entraîner une situation de conflits d'intérêts.
Les conseillers s'abstiennent de recruter ou d'accepter en tant que clients dans leur pratique privée des individus envers qui ils pourraient avoir des obligations professionnelles dans les lieux où ils sont employés.
Supervision et recrutement
Bien des gens du public ne comprennent pas bien les problèmes relatifs au parrainage et au recrutement. Les conseillers devraient faire tout leur possible pour éviter les malentendus :
Dossiers de pratique privée
Les dossiers de counseling, les noms des clients et autres renseignements personnels concernant les clients ne devraient être donnés ou inclus dans la vente d'une pratique professionnelle à moins que les clients y aient donné leur consentement éclairé.
Services à la demande de tierces parties
Lorsque les conseillers reçoivent d'une tierce partie une demande de service pour un individu, une organisation ou une autre entité, ils entreprennent dès le départ de clarifier:
Honoraires et ententes de facturation
Les conseillers consacrent tous leurs efforts à aider les clients potentiels et ceux recevant des services à comprendre la structure des honoraires et les ententes concernant la facturation.
Ligne de conduite générale
Les conseillers évaluent les clients sur une base continue à l'aide d'une variété de mesures. Quand les conseillers incluent des instruments d'évaluation reconnus dans leurs services au client, ils les éclairent sur les objectifs de l'évaluation avant de leur administrer les tests. Cette pratique professionnelle donne l'occasion aux clients et aux conseillers de discuter librement des options, de contribuer à la prise de décision éclairée et par après, d'amener le client aux résultats de l'évaluation, dont les explications peuvent alors être mises convenablement en perspective avec d'autres informations pertinentes.
Les conseillers acceptent la responsabilité d'éclairer leurs clients sur les objectifs de toute méthode d'évaluation ainsi que la signification de l'évaluation et des résultats de celle-ci dans un langage et dans un niveau de langue que le client comprenne.
Les conseillers s'assurent aussi que toute évaluation utilisée à des fins de counselling produira de l'information pertinente afin d'aider les clients dans leur compréhension de soi et à la prise de décisions dans leur vie personnelle, leur éducation et leur carrière. Les conseillers utilisent des évaluations qui sont :
Les conseillers se concentrent sur le respect des droits des clients et voient à leurs meilleurs intérêts lorsqu'ils utilisent, interprètent et développent des instruments et des méthodes d'évaluation.
Les conseillers font part aux clients, dans un langage qui leur est approprié, des résultats des tests et de leur interprétation, et de toute information au sujet du degré d'exactitude qu'on peut leur prêter. Ils s'assurent que les clients comprennent le contexte des résultats en rapport aux autres mesures d'évaluation telles :
Compétence par rapport à l'administration de tests et d'évaluations
Les conseillers qui administrent, interprètent et utilisent les résultats d'instruments et de méthodes d'évaluation le font seulement s'ils ont l'éducation, la formation et l'expérience supervisée pertinentes et appropriées. Cela s'applique à tout test, en particulier aux tests de projection, de personnalité et de fonctionnement neuropsychologique ainsi qu'aux tests individuels d'intelligence.
Les conseillers suivent des procédures psychométriques et évaluatives établies lorsqu'ils adaptent, développent, distribuent ou utilisent des instruments et des procédures d'évaluation.
Les conseillers n'acceptent la responsabilité de faire des évaluations formelles sur l'état mental et les droits de garde que s'ils ont l'expertise dans ces domaines d'évaluation et qu'ils sont prêts à comparaître comme témoin, le cas échéant.
Les conseillers offrent des services d'évaluation aux individus dont les différences d'âge, l'invalidité, le langage et la culture sont du domaine de leur compétence en vertu d'une éducation appropriée, ou d'une expérience supervisée.
Les conseillers font un compte-rendu des forces et des limites des résultats des tests dans les cas où la validité et la fiabilité d'un instrument de test n'est pas établie pour certains clients (comme certaines populations minoritaires, groupes d'âge particuliers et groupes linguistiques ou culturels spécifiques).
Conditions d'administration et de surveillanceLes conseillers s'assurent de superviser adéquatement l'administration de tests et autres instruments et procédures d'évaluation excepté lorsque qu'ils sont spécialement conçus et clairement destinés à l'auto-administration.
Les conseillers s'abstiennent d'utiliser des instruments et des procédures d'évaluation qui pourraient raisonnablement donner des résultats nuisibles ou invalides à cause de situations telles que :
Les conseillers permettent aux personnes qu'ils supervisent de n'utiliser que les instruments et les méthodes d'évaluation pour lesquels elles sont compétentes, et ces personnes ont l'obligation similaire de n'exercer que dans les limites de leurs compétences. Toutefois, dans les environnements de formation, les étudiants qui ont la préparation prérequise et qui se trouvent sous supervision serrée peuvent administrer des instruments si cela fait partie de leur cheminement vers une pleine compétence.
Les conseillers évitent la dualité des relations quand ils acceptent de mener des évaluations indépendantes. Ils vont, par exemple, s'abstenir de mener des évaluations de droits de garde s'ils ont ou s'ils ont eu une relation avec l'enfant et/ou leur gardien.
Recours à la technologie
Les conseillers reconnaissent que leurs responsabilités déontologiques en counseling demeurent inchangées quand ils ont recours à la technologie, et que son usage entraîne des risques supplémentaires dans l'administration, le pointage, l'interprétation et l'évaluation d'instruments de test.
Ultimement, c'est le conseiller qui est responsable de la sélection, l'administration, le pointage et l'interprétation des instruments de test, que la technologie soit utilisée ou non. Pour faire face aux risques particuliers associés à l'usage de la technologie, il est important que les conseillers :
Chaque fois que des services Internet ou externes de pointage et d'interprétation de test automatisés sont utilisés pour déterminer les résultats d'un instrument de test, les conseillers n'utilisent que des compagnies et des programmes réputés qui assurent la confidentialité du client et qui peuvent prouver la validité et la fiabilité des procédures de pointage et d'interprétation. Les conseillers conservent aussi la responsabilité d'évaluer professionnellement les outils d'évaluation électroniques pour détecter tout résultat qui paraîtrait inadéquat ou erroné.
Pertinence de l'administration de tests et d'évaluations
Les conseillers devraient, lorsqu'ils déterminent de la convenance pour usage avec un individu ou un groupe de tout instrument ou procédure d'évaluation, vérifier toute information disponible sur la fiabilité, la validité, et le groupe de référence.
Les conseillers prennent des mesures visant à s'assurer que les tests, lorsqu'utilisés, soient pertinents et adaptés aux processus d'évaluation et de prise de décision, et qu'ils ne sont pas utilisés pour appuyer ou défendre des recommandations, des évaluations et d'autres décisions qui devraient être basées sur d'autres critères.
Les conseillers ont recours à des sources d'information multiples plutôt que de compter sur une seule mesure dans l'évaluation des aptitudes, des habiletés et des qualités générales de leurs clients.
Les conseillers décrivent avec précision tous les critères utilisés dans un processus d'évaluation et sont préparés à démontrer la logique derrière la sélection de l'un ou l'autre des critères.
Les conseillers n'ont recours à des instruments et à des procédures d'évaluation pour classer les individus en différents groupes, tels des programmes thérapeutiques ou éducatifs, que lorsqu'ils peuvent démontrer que les instruments et les procédures utilisés ont la capacité d'appuyer de manière fiable de telles sélections différentielles.
Les conseillers reconnaissent que toute altération substantielle aux instruments d'évaluation ou toute adaptation des procédures en termes d'administration, langage ou contenu peut les invalider, et qu'avant d'utiliser un instrument altéré ou adapté, ils doivent être sûrs qu'aucune invalidation de la sorte ne s'est produite.
Sensibilité à la diversité dans l'administration de tests et d'évaluations
Chaque instrument de test d'évaluation normalisé a un objectif spécifique et utilise typiquement des normes basées sur de grandes populations. Les conseillers doivent être prudents dans leur jugement et leur interprétation de la performance ou des résultats de tests de membres d'une minorité et toute autre personne non représentée dans le groupe pour lequel les instruments et les méthodes d'évaluation ont été normalisés.
Par exemple, les conseillers s'assurent que lorsqu'un instrument ou une méthode d'évaluation est traduite d'une langue à une autre, sa fiabilité et sa validité sont établies pour l'objectif poursuivi avec le nouveau groupe linguistique.
Les conseillers doivent aussi prendre en considération les effets potentiels de certains facteurs particuliers tels :
Les conseillers ont habituellement recours à plus d'une méthode pour évaluer tous leurs clients. Quand ces derniers appartiennent à une minorité ou que leur diversité requiert certains égards, il est essentiel d'examiner plusieurs méthodes d'évaluation.
Quand les conseillers ont recours à des instruments et des procédures d'évaluation pour les soutenir dans des décisions relatives à l'attribution de tâches, à l'avancement de carrière, à l'éligibilité à des programmes scolaires ou à des opportunités de formation, et ainsi de suite, ils doivent être sûrs de la convenance et du pouvoir différentiel des instruments et des procédures qui vont contribuer à de telles décisions.
Communication des résultats de tests et d'évaluations
Un des rôles majeurs des conseillers, à la suite de l'administration d'une évaluation, est de faire un rapport sur les résultats d'une manière significative pour les clients. Les conseillers soignent leur langage et optent pour un niveau de langue facilitant la discussion des conclusions. Les conseillers prennent les moyens pour s'assurer que les rapports profils-notes, les formulaires de rapports de test, incluant les rapports informatisés et les outils, sont clairs et donnent les interprétations appropriées basées sur de l'information reconnue.
Quand les conseillers interprètent des différences de notes, des notes faibles ou des rapports profils-notes, ils devraient fournir assez d'informations pour justifier leurs interprétations.
Le fait que les conseillers utilisent l'informatique pour le pointage et/ou pour l'interprétation des résultats de l'évaluation ne diminue pas leur responsabilité envers l'exactitude du pointage et la justesse de leurs interprétations.
Les conseillers acceptent la responsabilité pour l'exactitude de leurs déclarations quant aux informations sur l'évaluation, et ils évitent de contribuer sciemment à des suppositions injustifiées sur ces informations et sur l'usage et le potentiel des instruments et procédures d'évaluation.
Divulgation des données de tests et d'évaluations
Les conseillers adhèrent aux lois provinciales et fédérales en divulguant des données d'évaluation à d'autres professionnels, à la Cour, aux bureaux externes et aux clients. De plus, les conseillers observent les politiques et les méthodes de leur milieu de travail en déterminant à qui les données peuvent être divulguées.
Avant d'administrer un instrument de test d'évaluation, les conseillers font signer une décharge au client qui inclut à qui les données peuvent être divulguées et si la divulgation des résultats à une tierce partie est acceptable.
Manifestement, les conseillers peuvent choisir de ne pas divulguer les données d'un test. Certaines situations qui pourraient justifier ce choix sont :
Les conseillers divulguent les données des tests :
En tout temps, les conseillers considèrent le meilleur intérêt du client chaque fois qu'ils divulguent des données, et font tout leur possible pour s'assurer que l'information et ses implications sont clairement compris.
Intégrité des instruments et des modalités d'administration de tests et d'évaluations
Les conseillers prennent toutes les précautions afin de s'assurer que l'intégrité des instruments d'évaluation est maintenue. Listées plus bas sont certaines stratégies communes pour sauvegarder les tests psychologiques et les autres instruments d'évaluation :
Les clients qui connaissent des détails d'un test ou qui ont été formés à certains éléments ou techniques d'un test ont un avantage injuste qui affecte la validité et la fiabilité des résultats du test. Les conseillers prennent des mesures éthiques afin de protéger la sécurité du test et ne divulguent pas à ceux qui passent le test, aux parents ou à d'autres, les détails d'un test, les protocoles de pointage ou tout autre outil du test.
Les tests administrés par Internet sont particulièrement vulnérables aux violations d'intégrité. Des précautions supplémentaires devraient être prises afin de s'assurer que les tests passés par Internet ont conservé leur fiabilité et leur validité.
Maintien de la sécurité
Manuels, protocoles, instruments de test, questions, et autres outils d'évaluation sont conservés dans un endroit sûr et privé. Les conseillers veillent à l'intégrité et à la sécurité de tout matériel et de tout dossier relatif au counseling conformément à leurs obligations légales et contractuelles.
Les conseillers demandent la permission des détenteurs de droits d'auteur, des auteurs et des éditeurs lorsqu'ils citent, reproduisent, modifient ou adaptent des outils. De même, ils ne violent pas les lois sur les droits d'auteur en photocopiant ou en copiant de toute autre façon des instruments d'évaluation.
Les tests administrés par Internet et autoadministrés requièrent des mesures de sécurité supplémentaires. Les instruments de tests ne devraient pas être remis aux clients pour être complétés à la maison, sauf si stipulé autrement par le créateur du test.
Alors que les conseillers peuvent consulter d'autres professionnels et discuter de points spécifiques d'un test et des résultats afin d'en examiner les implications pour le client, ils voient à protéger la sécurité des instruments d'évaluation en discutant de la situation avec des professionnels qui sont liés par leur propre ligne de conduite déontologique.
Responsabilité du chercheur
Les conseillers qui assument des responsabilités de recherche s'assurent qu'ils respectent toutes les lois, règlements, politiques et procédures relatives aux principes déontologiques et aux normes professionnelles qui régissent la recherche ayant des personnes comme sujets, et aux comptes rendus de la recherche.
Les conseillers, dans la planification, la conduite et le compte rendu de leurs recherches, sont guidés par un engagement envers les principes déontologiques suivants :
Les conseillers qui mènent des recherches qualitatives reconnaissent le déséquilibre des forces entre le chercheur et le(s) sujet(s), et prennent des précautions particulières pour protéger les participants.
Bien que le déséquilibre des forces soit minimisé, le chercheur est vu par les participants comme étant bien informé sur le processus de recherche, incluant les méthodes utilisées, l'échantillonnage, la collecte de données, l'analyse des entretiens, et la diffusion du produit final.
Le conseiller-chercheur porte une attention particulière à la relation entre lui et autrui au moyen des pratiques suivantes :
Les participants livrent souvent davantage d'eux-mêmes qu'ils ne le feraient dans des études quantitatives. Le consentement éclairé est continuel et renégocié tout au long du processus de recherche incluant : périodes d'accès durant le stade de collecte des données et potentiellement durant le stade d'analyse, aussi bien que durant la publication des résultats. Une attention particulière est portée aux :
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Plus nous sommes experts à créer des sentiments de connexion et d'engagement, plus nous devons prendre garde aux enjeux de pouvoir, d'influence, de coercition et de manipulation. En outre, nous devons être attentifs au « passage de la frontière » entre la conduite d'une enquête et la prestation d'une thérapie. Haverkamp, 2005, p. 152 |
Intégrité des sujets de recherche
Les conseillers doivent estimer prudemment tous les risques anticipés pour les participants potentiels dans leur recherche. De tels risques pourraient comprendre : les facteurs physiques, psychologiques (par exemple une anxiété accrue), sociaux et économiques. Les conseillers s'organisent pour minimiser de telles conséquences pour ceux qui participent à leurs projets de recherche.
Consentement éclairé et recrutement des participants à la recherche
Les conseillers-chercheurs devraient entreprendre une évaluation du risque de leur compétence à s'embarquer dans la recherche et s'assurer que suffisamment de consultations ont été faites à propos de problèmes potentiels d'éthique avant et tout au long du processus de recherche.
Les conseillers doivent soumettre leurs propositions de recherche ayant des personnes comme sujets aux comités institutionnels ou organisationnels de révision et commencer de telles recherches seulement après en avoir reçu l'approbation et d'une manière conforme aux protocoles de recherche approuvés.
Dans les recherches qui requièrent une relation chercheur-participant prolongée ou dans le cas de recherches impliquant la divulgation de renseignements sensibles ou troublants, le chercheur principal et les chercheurs associés voient à de la supervision continue.
Participation volontaire
Les conseillers-chercheurs invitent les individus à participer sans manipulation, influence excessive, ni coercition. Prudemment, ils considèrent, de la perspective des sujets, toute entrave ou défi potentiel qui pourrait se juxtaposer à la participation avant d'approcher les individus pour l'étude. Les lignes directrices que les conseillers doivent suivre pour informer et aider les sujets à choisir de participer librement sont :
Certaines recherches, telles les recherches d'archives, les études basées sur des données de Statistique Canada et d'autres du genre, ne requièrent pas de consentement éclairé, et la disponibilité de données anonymes peut rendre une telle demande peu pratique. Toutefois, en prenant une telle décision, les conseillers s'assurent qu'ils respectent toutes les réglementations pertinentes et satisfont à toutes les exigences de l'institution ou de l'organisme.
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Une déontologie de la recherche impliquant des sujets humains devrait comprendre deux composantes essentielles : (1) la sélection et la réalisation de fins moralement acceptables; (2) des moyens moralement acceptables pour arriver à ces fins. Code de déontologie de la recherche, Université Memorial |
Recherche et éducation des conseillers
Les conseillers chargés de l'enseignement comprennent les différences de statut et de pouvoir entre eux et leurs étudiants. Ils évitent, partout où c'est possible, tout dédoublement dans leurs relations avec les étudiants participant à leurs projets de recherche. Toute relation duelle devrait être reconnue, admise et gérée d'une manière qui clarifie les différents rôles et responsabilités, et qui évite tout inconvénient aux étudiants.
Lorsque les étudiants faisant partie d'un programme de formation des conseillers acceptent de participer en tant qu'associés ou assistants à des projets de recherches gérés par des conseillers chargés de l'enseignement, le chercheur principal devrait :
Les conseillers chargés de l'enseignement évitent de lier les notes des étudiants à leur participation à la recherche à moins qu'il n'y ait d'alternatives claires et équivalentes qui sont bien expliquées et tout aussi facilement disponibles.
Confidentialité de la recherche
Les renseignements sur les participants obtenus tout au cours de la recherche doivent être confidentiels. Les lignes directrices suivantes vont permettre aux conseillers de gérer leur recherche de façon à minimiser tout risque de menace à la confidentialité.
Utilisation de l'information confidentielle à des fins didactiques ou autres
Les conseillers-chercheurs prennent les dispositions appropriées pour que leurs données ne soient pas publiées de façon à ce que l'identité des participants soit connue. L'utilisation de pseudonymes ne garantit pas l'anonymat. Les codes postaux et autres marqueurs géographiques appliqués aux enregistrements de cas peuvent être utilisés pour identifier des individus. Les chercheurs devraient se demander :
Au nombre des stratégies pour protéger l'identité des sujets, notons :
Dans le cas de participants qui désirent faire connaître leur identité, le chercheur a la responsabilité de présenter tous les inconvénients potentiels à retirer l'anonymat ; toutefois, le chercheur ne peut être tenu responsable des participants qui choisissent de divulguer leur identité.
L'utilisation d'études de cas cliniques comme moyen de développer les connaissances pertinentes à la pratique et à la formation des conseillers présente des défis particuliers en matière de déontologie. « Les riches détails qui rendent ces rapports d'études de cas si utiles soulèvent aussi des questions compliquées quant à l'éthique de leur publication ou de leur diffusion par un autre moyen. » (Gavey & Braun, 1997, p. 399). La relation client-thérapeute exige qu'on porte une attention consciencieuse aux droits du client au consentement, à la confidentialité et à l'anonymat.
Rechercher le consentement pour documenter un cas après qu'un individu ait débuté ses sessions de counseling exige du conseiller qu'il entreprenne une évaluation approfondie du risque en posant les questions suivantes: À quel point le client est-il libre de refuser dans de telles circonstances ? Quels bénéfices le client en retirera-t-il? Comment vais-je contrôler l'impact d'une relation double?
Certaines étapes raisonnables à suivre dans la recherche du consentement afin d'utiliser l'étude de cas incluent :
Recherches complémentaires
Des données présentées sous forme brute pour que d'autres chercheurs les analysent de nouveau ou les vérifient doivent l'être de manière à protéger l'anonymat des participants.
Alors que les conseillers-chercheurs ont une obligation d'aider les autres chercheurs en leur fournissant les données originales afin que les études puissent être reproduites ou la recherche vérifiée, ils ont aussi des droits légaux relatifs à la propriété intellectuelle.
Quand les conseillers cèdent les données originales aux chercheurs, ils ont la responsabilité de vérifier les qualifications et les intentions du chercheur qui requiert ces données.
Commanditaires de recherche
Les conseillers-chercheurs fournissent une rétroaction générale sur le progrès de la recherche à leurs commanditaires au besoin; toutefois la confidentialité des sujets est maintenue en tout temps.
Quand l'étude est achevée, les chercheurs fournissent un sommaire des trouvailles et des conclusions au commanditaire. On exprime sa reconnaissance aux commanditaires dans toute publication et présentation.
Examen des manuscrits
Les conseillers qui agissent à titre de réviseurs de propositions de recherche, de manuscrits, de livres, de récompenses, et d'autres du même genre, adhèrent aux attentes à l'égard de la confidentialité, et respectent les droits de propriété de ceux dont le travail ou les soumissions sont révisés.
Les révisions se font de manière opportune.
Les réviseurs tâchent de ne réviser que le matériel pour lequel ils ont les compétences de le faire.
Présentation des résultats
Les conseillers ont une obligation de présenter les résultats de leur recherche de façon précise et dans un langage suffisamment compréhensible afin de minimiser les interprétations erronées.
Les conseillers fournissent suffisamment d'informations sur leur recherche afin que ceux qui voudraient reproduire leur étude puissent le faire.
Les conseillers, lorsqu'ils font circuler les résultats de leur recherche sur des enjeux sensibles, prennent les précautions nécessaires pour minimiser les interprétations erronées ou pour en éviter l'exploitation inappropriée par ceux qui ont un agenda politique.
Les conseillers ont le courage et l'obligation de présenter les résultats de leur recherche, même quand ils sont incompatibles avec leurs propres croyances ou peuvent aller à contre-courant des pratiques institutionnelles, sociales, ou d'un programme, ou encore pour des intérêts et des idéologies dominantes.
Si les conseillers déterminent que des erreurs se sont glissées dans la publication de leur recherche, des démarches sont entreprises pour corriger de telles erreurs, par exemple en publiant un erratum.
Contributions à la recherche
Les conseillers-chercheurs collaborent souvent en menant leurs recherches et en publiant les résultats de la recherche. Quand il y a plusieurs auteurs, les conseillers s'assurent que toutes les personnes qui ont contribué à la recherche se voient attribué le mérite qui leur revient.
Voici quelques méthodes pour reconnaître les contributions :
Des questions de droits d'auteur peuvent survenir en tout temps durant le processus de recherche et de publication des résultats. Voici donc quelques stratégies utiles pour résoudre les problèmes reliés à la paternité de la recherche :
Soumission pour publication
Les conseillers soumettent un manuscrit pour publication à une revue à la fois. Tous les manuscrits identiques ou semblables ayant déjà été publiés intégralement ou partiellement dans une autre revue doivent être soumis en soulignant sa référence et avec la permission de la publication d'origine.
Dans les cas où il y aurait plus d'un auteur impliqué dans la création d'un manuscrit, chaque auteur est responsable de maintenir la communication avec les autres auteurs afin de s'assurer que la soumission du manuscrit soit conforme à l'éthique.
Responsabilité générale
Cet article est un énoncé général incitant les conseillers chargés de l'enseignement à respecter les personnes qu'ils éduquent, forment et supervisent, et à adhérer à tous les articles et les normes détaillés dans le Code de déontologie de l'ACCP et dans les Normes d'exercice de l'ACCP à l'intention des conseillers. Les conseillers chargés de l'enseignement doivent constamment travailler à améliorer leur compréhension de soi afin d'éliminer les « angles morts » et de minimiser les cas de contrôle et d'exercice d'un pouvoir personnel.
Voici quelques exemples de responsabilités et d'enjeux rencontrés par les conseillers chargés de l'enseignement et par les directeurs de départements de counseling :
Les conseillers chargés de l'enseignement devraient être des enseignants compétents et avoir réussi dans leur pratique afin de pouvoir ainsi démontrer leur compétence en counseling et donner des exemples d'efficacité en counseling. De plus, les conseillers chargés de l'enseignement devraient limiter leur contribution aux domaines de compétence. Ces domaines de compétence incluent:
Enseignement de la déontologie
Les conseillers chargés de l'enseignement ont la responsabilité de conscientiser les étudiants en counseling à leurs responsabilités déontologiques telles que mentionnées dans le Code de déontologie de l'ACCP. De plus, les six principes (utilité, fiabilité, bienfaisance, autonomie, justice, et engagement collectif et social) sur lesquels le Code est basé devraient être révisés et compris, et les processus décisionnels déontologiques devraient être étudiés et pratiqués. De même, les problèmes émanant de relations multiples devraient être discutés et compris.
Plus spécifiquement, les conseillers chargés de l'enseignement ont la responsabilité de :
Spécification des rôles et des responsabilités
Avant même que ne commence la formation des étudiants en tant que conseillers, les conseillers chargés de l'enseignement, les formateurs et les superviseurs devraient énoncer clairement aux étudiants leurs responsabilités et leurs obligations respectives. Ce qui devrait inclure poser des gestes pour aborder des problèmes tels que :
Intégrité des clients
Les conseillers chargés de l'enseignement doivent constamment se rappeler qu'ils sont ultimement responsables des actions de leurs supervisés, et que leur premier souci doit être l'intégrité des clients. En tant que superviseurs, les conseillers chargés de l'enseignement sont donc bien placés pour être un modèle non seulement de counseling convenable, mais aussi d'application des norme éthiques, légales et professionnelles de la pratique. Afin de s'assurer de l'intégrité des clients, les conseillers chargés de l'enseignement devraient fournir :
Programme intégral de formation
Les directeurs des départements et des programmes de counseling ainsi que les conseillers chargés de l'enseignement au sein du programme de counseling doivent orienter les étudiants actuels et futurs quant à la nature du programme de counseling. Les conseillers chargés de l'enseignement donnent aux étudiants éventuels de l'information sur :
Limites des relations
Des instructions claires devraient être communiquées sur les limites entre les conseillers stagiaires dans les lieux où ils ont été placés, les superviseurs des conseillers et les formateurs. Les relations duelles devraient être évitées. De telles relations peuvent prendre plusieurs formes, y compris des relations personnelles avec des étudiants et un engagement émotif ou sexuel, la combinaison des rôles de conseiller-éducateur et de conseiller, et la combinaison des rôles de superviseur et de conseiller. Ces types de relations peuvent altérer le jugement et causer des conflits d'intérêt.
Au nombre des autres domaines où la dualité des relations peut résulter en de l'exploitation ou un jugement altéré, notons :
D'autre part, les conseillers chargés de l'enseignement doivent être au courant de l'importance des interactions bénéfiques avec les étudiants. Celles-ci peuvent comprendre une visite à un étudiant hospitalisé ou une aide dans des moments de stress.
Obligation d'informer
Les conseillers chargés de l'enseignement, les formateurs et les superviseurs devraient informer les étudiants, stagiaires et supervisés des exceptions à la confidentialité. Il y a exception lorsque :
Les étudiants, stagiaires et supervisés devraient reconnaître que le processus de supervision impose des limites à la confidentialité. Notons:
Développement personnel et conscience de soi
On devrait offrir aux étudiants des possibilités de mettre leur pratique professionnelle en lien avec une théorie de counseling pertinente et de participer à des activités de réflexion ayant pour but de promouvoir le développement personnel, la perspicacité et la conscience de soi en tant qu'individu exerçant une profession aidante. De telles activités pourraient inclure la participation à :
Problèmes personnels
Les conseillers chargés de l'enseignement ne conseillent pas les conseillers en formation. Lorsque les conseillers en formation ont des problèmes personnels qui pourraient bénéficier de counseling, les conseillers chargés de l'enseignement et les superviseurs devraient fournir à ces stagiaires des conseillers-ressources acceptables.
Certaines dualités possibles dans les relations ne vont pas clairement contre la déontologie. Par exemple, dans les plus petits programmes d'enseignement des conseillers, il se peut que les superviseurs en counseling soient en même temps conseillers, enseignants et superviseurs. Si cette situation ne peut être évitée, les conseillers chargés de l'enseignement devront prendre grand soin d'expliquer les attentes et les responsabilités de chaque rôle.
Activités de croissance personnelle
Les programmes de formation des conseillers décrivent la nature et le type d'activités de croissance personnelle dans leur matériel d'admission et de programme de counseling. Les activités de croissance personnelle offrent aux étudiants des occasions d'autoexamen en relation avec la profession de conseiller et devraient leur donner plus de perspicacité dans leur counseling et dans leur travail avec les clients et les autres.
Les niveaux de découverte personnelle ne devraient pas être reliés à l'évaluation et aux notes. De plus, les étudiants devraient être avertis que certaines révélations pourraient exiger que le conseiller chargé de l'enseignement ou le superviseur applique les obligations liées à la déontologie.
Voici quelques exemples d'activités de croissance personnelle :
Il arrive que les conseillers reçoivent d'une cour une notification officielle de fournir certaines renseignements. Ces notifications sont soit des citations, soit des ordres de cour. Une citation est un ordre légal de fournir certains renseignements ou de témoigner à une audience ou à un procès. Elle peut parfois exiger et de témoigner et de fournir certains documents. C'est ce qu'on appelle une assignation à produire [subpoenas duces tecum]. Les avocats doivent présenter une demande à la cour pour obtenir des citations, préciser clairement l'information demandée et pourquoi ils la jugent pertinente à la cause. Les citations font parfois partie d'une recherche « à la découverte » de renseignements qui pourraient s'avérer utiles à une audience ou à un procès. Les ordres de cour sont des ordres émis par un juge qui préside une audience ou un procès. On doit répondre immédiatement à de tels ordres. Défier un ordre de cour exigerait qu'on fasse appel à une cour d'instance supérieure, ce qui requerrait évidemment l'aide d'un avocat.
Au Canada, contrairement aux États-Unis, la notion de relation privilégiée entre un conseiller et un client n'existe pas. Presque aucune information générée au sein des relations de counseling n'est hors de la portée des cours. Toutefois, les juges sont généralement sensibles aux responsabilités déontologiques des conseillers à l'égard de la protection de la confidentialité de leurs clients, et ne requièrent pas de violation de confidentialité à moins de raisons les y contraignant. Les juges appliquent souvent les critères Wigmore pour leur permettre de juger si la violation de confidentialité est justifiée dans un cas particulier.
Même si elles ne constituent pas un avis juridique, les lignes directrices suivantes pourraient s'avérer utiles dans le cas où un ou des conseillers reçoivent une citation ou un ordre de cour.
En consultant l'individu délivrant la citation ou l'ordre de cour, il est parfois possible de faire accepter un résumé du dossier d'un client plutôt que tout le dossier. Quoi qu'il en soit, on accepte habituellement que des copies de dossiers soient présentées au lieu des originaux.
Certaines requêtes de divulgation de renseignements peuvent avoir des conséquences négatives importantes. Par exemple, divulguer à la cour les questions d'un test, les protocoles psychométriques, et les autres données de tests pourrait affecter sérieusement la validité d'un test et son intégrité en tant qu'instrument psychométrique. C'est à ce type de demande que des conseillers pourraient décider de refuser de se conformer mais, néanmoins, ils devront donner une réponse officielle indiquant la logique de telles préoccupations. Il serait approprié de demander un avis juridique à savoir comment soumettre de telles objections à la cour. Beaucoup de décisions de la cour au Canada appuient la non-divulgation de tels renseignements psychométriques. Cependant, les avocats sont mieux équipés pour vous assister dans la présentation de tels arguments légaux. Parfois en négociant avec le requérant de la citation, les préoccupations d'un conseiller au sujet de la divulgation de certains renseignements seront respectées et des limites plus restreintes seront imposées à la requête.
En réponse à une citation particulière, des raisons probantes pourraient amener les conseillers à déposer une motion pour l'annuler ou la modifier. Cela demandera l'aide d'un avocat. Les conseillers pourraient aussi demander conseil à la Cour sur une citation particulière. Par exemple, à l'égard de la demande d'une certaine information psychométrique, les conseillers pourraient argumenter qu'une divulgation pourrait affecter les intérêts d'une tierce partie, tels ceux des éditeurs du test, et du public qui veut préserver la validité et l'intégrité de certains instruments psychométriques. Cela pourrait aussi résulter en une divulgation plus restreinte que celle requise initialement. Les citations ratissent parfois très large afin de maximiser l'accès à l'information, sans égard à la nature de l'information requise.
En fin de compte, à moins qu'existe la possibilité de retirer complètement une citation ou un ordre de cour, les conseillers doivent se conformer de manière opportune à la citation ou à l'ordre original ou modifié, avec ou sans le consentement du client, au risque de faire face à une accusation de mépris de cour.
Les évaluations d'enfants à des fins de garde peuvent être un domaine d'exercice à risque élevé parce qu'elles se présentent habituellement dans des circonstances d'adversité où il y a une probabilité accrue qu'une ou plusieurs des parties soit mécontente du rapport d'évaluation. Les évaluations à des fins de garde sont habituellement utilisées dans des conflits d'ordre juridique relatifs à l'accès à un enfant, à ses soins et à la relation avec les parents biologiques, d'accueil et adoptifs, ou avec un tuteur légal. On avise les conseillers de prendre en considération ce qui suit avant de s'engager dans ce domaine d'exercice et de mener de telles évaluations :
Avant de s'engager dans ce domaine d'exercice, on rappelle aux membres leurs obligations déontologiques, telles qu'exprimées dans les articles A3 Limites de la compétence et A4 Supervision et consultation du Code de déontologie de l'ACCP et des Normes d'exercice de l'ACCP, soit avoir la connaissance, le savoir-faire et l'exercice supervisé nécessaires à la conduite compétente d'évaluations à des fins de garde.
Toujours accorder la priorité au meilleur intérêt de l'enfant dans toute évaluation à des fins de garde.
Assurez-vous que ne subsiste aucune relation antérieure ou présente avec les enfants et les adultes principalement en cause dans l'évaluation à des fins de garde, autre que le rôle d'évaluateur.
Les conseillers doivent émettre une opinion objective et impartiale qui ne doit pas être compromise par le point de vue des individus ou de l'organisme qui ont demandé l'évaluation, ou de ceux qui l'ont payée. L'idéal serait que les évaluations à des fins de garde soient ordonnées par la cour ou découlent d'une entente mutuelle entre les parties.
Obtenez une entente signée avant de commencer l'évaluation pour clarifier des aspects tels que :
Dans la mesure du possible, les conseillers devraient obtenir le consentement éclairé des adultes et des enfants plus âgés en cause. Cela devrait comprendre une information aux parties sur le ou les destinataires du rapport et sur les limites liées à la confidentialité.
Lorsque les conseillers, pendant leurs évaluations à des fins de garde, ont des motifs raisonnables de suspecter une maltraitance d'enfant, ils doivent satisfaire à leurs obligations réglementaires de la rapporter aux autorités compétentes.
Les conseillers devraient conserver un dossier complet du processus d'évaluation.
Les conseillers devraient restreindre leurs commentaires et leurs recommandations à ceux qui peuvent être appuyés par les sources de données obtenues et par l'intégration de toutes les informations disponibles.
Au nombre des autres considérations, notons :
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